Ce soir se tiendra la dernière réunion du conseil d’administration actuel, qui passera le flambeau au nouveau pour la prochaine réunion, le 1er février.
Le président, Michel Langevin, et le directeur général, Jérôme Lamont, en ont profité pour dresser le bilan des réalisations des trois dernières années selon des orientations précises : la qualité et l’accessibilité des services, l’optimisation des ressources et la mise en valeur du rôle du personnel.
«Globalement, on a livré la marchandise. Mais nous avons fait face à beaucoup d’enjeux et de contraintes, notamment au niveau des ressources humaines. Pas facile de recruter des professionnels de la santé. Pour les ressources financières, on a de moins en moins de budget, mais davantage de demandes pour les services», a déploré M. Lamont.
Les enjeux
La population vieillissante, la pénurie de médecin de famille et l’augmentation des besoins au niveau de la détresse demeurent de grands enjeux pour le centre de santé.
«On a encore beaucoup de boulot à l’urgence, avec un taux d’achalandage augmenté de 20 pour cent depuis deux ans. Mais depuis 2010, on a réussi à améliorer notre rendement, avec le pourcentage de séjour de plus de 24h (sur civière), passant de 29 pour cent en 2010 à 24 pour cent en 2011, malgré une augmentation de 319 patients (3096 versus 2777)», a précisé le directeur général.
Ce dernier estime important de travailler en aval et en amont dans ce dossier. «Il faut de plus en plus maintenir les gens à domicile et s’assurer que les gens installés en hébergement de longue durée aient le profil pour y être», a-t-il ajouté.
Des fiertés
Par ailleurs, le CSSSVO semble fier de plusieurs réalisations au niveau de l’accessibilité.
Il cite entre autres la mise en place, avec des partenaires, du Dortoir pour itinérants, la Clinique Minowe au Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. Et les travaux réalisés du côté de Malartic, où l’on retrouve sous le même toit l’Hôpital psychiatrique, le CLSC, le Centre d’hébergement et la clinique externe en santé mentale.
«Nous sommes particulièrement fiers de l’approche Lean healthcare, où le personnel est mis à contribution pour améliorer les pratiques. D’ailleurs, dans les semaines à venir, une dizaine d’employés recevront un certificat de compétence. Il s’agit de former le personnel pour le rendre autonome afin qu’il continue à prendre en main et à déployer cette culture qu’est le Lean healthcare», a souligné Jérôme Lamont.
Celui-ci a mentionné l’exemple de l’ergothérapie à domicile, dont la liste d’attente est passée de 108 personnes à 25, et d’un délai de prise en charge de 25 à 55 jours, au lieu de 250 à 1000 jours auparavant.
L’UMF fait ses preuves
Finalement, depuis l’ouverture de l’Unité de médecine familiale (UMF) de la Vallée-de-l’Or, la population obtient un meilleur accès aux soins, selon le centre de santé.
«Vingt-trois médecins-résidents ont passé par l’UMF, mais sur les sept qui ont fait leur résidence au complet ici, cinq ont confirmé qu’ils resteront», s’est réjoui Jérôme Lamont.

