Cet appareil, appelé laser Tango, permet notamment à l'ophtalmologiste amossoise de pratiquer une intervention appelée trabéculoplastie sélective au laser visant à traiter le glaucome chronique à angle ouvert. Son acquisition évite aussi aux patients de la région d'Amos d'avoir à se déplacer à l'extérieur pour subir cette intervention.
Le glaucome est une maladie dégénérative qui peut causer des lésions permanentes du nerf optique entraînant la perte graduelle de la vue et pouvant conduire à la cécité. «Le traitement consiste à réduire la pression intraoculaire. Le laser est le deuxième recours après les gouttes et avant la chirurgie», précise Dre Dubé, qui devait autrefois pratiquer cette intervention avec un appareil moins performant à Rouyn-Noranda.
Technologie plus avancéeCar l'avantage du Tango sur les lasers utilisés à Rouyn-Noranda et Val-d'Or, c'est que sa technologie encore plus avancée permet de cibler uniquement certaines cellules pigmentées de l'œil et il laisse intacts les tissus environnants.
«On peut donc intervenir à nouveau, contrairement aux autres lasers, qui laissent des cicatrices. C'est ce qui explique que des patients de Rouyn-Noranda, mais surtout de Val-d'Or, sont de plus en plus recommandés ici. C'est aussi un traitement qui se fait très bien en consultation externe», fait valoir Dre Pascale Dubé.
Le laser Tango permet aussi de pratiquer des iridotomies, un traitement du glaucome aigu à angle fermé, et des capsulotomies, qui consistent à traiter l'opacification de l'enveloppe naturelle de l'œil pour améliorer la vision après une chirurgie de cataracte. En tout, une vingtaine de patients par mois bénéficieraient de cet appareil.
La Fondation et l'ophtalmologieLa Fondation hospitalière d'Amos a contribué pour la moitié du coût de 100 000 $ de cet appareil spécialisé. «On tenait à souligner notre dernier versement de 25 000 $ que l'on vient d'effectuer. L'acquisition est ainsi officiellement complétée», a récemment indiqué le trésorier Joël Laplante.
La Fondation est donc à nouveau directement associée au développement de cette spécialité au Centre de santé et de services sociaux Les Eskers de l'Abitibi. C'est d'ailleurs elle qui avait largement contribué à l'acquisition des premiers équipements qui ont permis son implantation à Amos, en 2003.

