La Table demande au Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-l’Or (CSSS) de rétablir les visites entre 14h et 16h, du lundi au vendredi. «Les visites se déroulent seulement en soirée, mais pour les personnes âgées, se déplacer le soir devient plus difficile. Certaines ne peuvent conduire leur voiture après la tombée du jour ou n’ont pas accès à un transport en commun le lundi, mardi et mercredi en soirée», a estimé Lise Benoit, porte-parole de l’organisme.
Pour Mme Benoit, cette politique nuit au bien-être des patients et des familles. «Si le conjoint est hospitalisé, l’autre peut lui rendre visite seulement le soir et la fin de semaine. Passer toute la journée seul, cela doit être dur sur le moral», a-t-elle supposé.
Une aidePour la Table des aînés, les personnes âgées demeurent une aide précieuse pour le bon fonctionnement du système de santé grâce à leur soutien.
«En abolissant les heures de visite en après-midi sur semaine, le réseau de la santé se prive d’une richesse humaine. Que ce soit pour l’aide apportée pour des soins d’hygiène, l’achat de différents produits, l’aide au repas ou le soutien moral», pouvait-on lire dans un communiqué.
«Nous avons rencontré des gens du CSSS. Ils nous ont dit que c’était la gestion de l’hôpital. On comprend qu’il peut y avoir trop de gens dans la chambre, mais en soirée, le problème reste le même. Si le Centre de santé propose de restreindre à un ou deux visiteurs, ce serait déjà mieux que l’abolition complète des visites l’après-midi», a soutenu Lise Benoit.
Des ententesSelon la porte-parole de la Table des aînés de Val-d’Or, les visiteurs peuvent prendre une entente avec les chefs de service pour obtenir l’autorisation de visiter le patient en dehors des heures prescrites. «Peu de gens sont au courant des démarches à entreprendre. Il faudrait publiciser davantage cette option», a affirmé Mme Benoit.


C'est incroyable !! Je ne suis pas une aînée, mais je me sens tout de même concernée. Quel manque de respect de la part de la direction du Centre hospitalier. Nous étions des numéros, et nous devenons des animaux en cage !! S'il y a trop de monde dans les chambres en journée, qu'ils trouvent les moyens de faire respecter la norme de 1 ou 2 visiteurs par lit . C'est inhumain de priver les malades de visites réconfortantes. Un mouvement devrait se mettre en branle pour une pétition, une réaction musclée à la direction du Centre hospitalier.