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3,5 pour cent des bébés nés à Val-d’Or exposés à la cocaïne

La pédiatre Suzanne Malaab affirme que le phénomène des bébés exposés à la drogue va en grandissant. (Photo: Myriam Grenier)

La pédiatre Suzanne Malaab affirme que le phénomène des bébés exposés à la drogue va en grandissant. (Photo: Myriam Grenier)

Myriam Grenier
Publié le 16 Mai 2012
Publié le 16 Mai 2012
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Sur les 700 naissances annuelles à l’Hôpital de Val-d’Or, on dénombre 50 poupons exposés à la drogue, soit 7 pour cent. De ce nombre, la moitié implique de la cocaïne.

Sujets :
Val-d’Or

La Dre Josée Théberge, psychiatre, espère sensibiliser la population à cette problématique. Elle a d’ailleurs abordé le sujet lors de la Journée thématique Au-delà des richesses, construire un monde inspirant, le 15 mai à Val-d’Or. Selon elle, les problèmes les plus fréquents dans son bureau de l’urgence impliquent la consommation de drogue. Son discours l’a menée à aborder la présence de drogue chez les bébés nés à Val-d’Or.

«Nous sommes démunis face à ce problème. La situation est préoccupante, car elle a des impacts sur toute la vie du bébé, a estimé la Dre Théberge. Il faut trouver du soutien et travailler ensemble, dès la petite enfance. J’ai l’intention d’aller dans les écoles primaires et secondaires pour en parler.»

Un phénomène en croissance

Pour la Dre Suzanne Malaab, chef du département de pédiatrie, il s’agit d’un phénomène en croissance à Val-d’Or.

«Les 7 pour cent représentent les bébés dont on a la preuve, par des tests de dépistage dans l’urine. Mais on sous-estime peut-être le problème, souligne-t-elle. On constate une expansion du phénomène depuis deux ans.»

Avec ce problème dès la naissance, l’avenir des poupons pourrait déjà être hypothéqué. «La cocaïne diminue le flot sanguin. Moins de sang signifie des problèmes au niveau du développement. Les bébés vivront les symptômes du sevrage, et plus tard, cela pourrait se traduire par des difficultés à l’école, des problèmes à socialiser, et un frein au développement optimal du cerveau», a précisé la pédiatre.

Heureusement, cette dernière ne dresse pas un portrait inévitablement noir pour l’avenir des petits. «S’ils se trouvent dans un milieu stimulant, on peut réaliser des miracles avec le cerveau des enfants de moins de 5 ans. On peut toujours améliorer la situation», a soutenu Dre Malaab.

La Journée

Outre ce sujet, la Journée thématique a permis à plus de 150 partenaires impliqués auprès des problématiques comme l’itinérance, les dépendances, la persévérance scolaire, la criminalité, la santé, et bien d’autres, de proposer des idées pour travailler ensemble.

En matinée, des invités ont parlé de leurs réalités, et en après-midi, les partenaires ont participé à des ateliers et des échanges par groupes. À la fin de la journée, chacun a détaillé les solutions envisagées.

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