«La dernière fois, c'était lors de l'année des grosses coupures en 1997, se souvient le directeur général Michel Michaud, qui gère un budget de plus de 61 M $. C'est l'augmentation importante de nos activités, notamment au niveau des chirurgies avec hospitalisation, et la hausse des coûts des médicaments (généraux et ceux pour traiter le cancer) et des fournitures médicales, qui expliquent cet excédent des dépenses sur nos revenus.»
Au seul chapitre des chirurgies avec hospitalisation, on parle d'un bond de 11 pour cent, soit 196 de plus que l'an dernier. «À une moyenne de 4200 $ par chirurgie, on parle de pratiquement 800 000 $ juste là. C'est dû au vieillissement de la population, mais aussi au fait que les gens viennent de partout, pas juste de notre territoire, pour subir des interventions», précise M. Michaud.
L'Agence régionale de la santé et des services sociaux a été informée de la situation par le CSSS. «Les discussions sont positives et l'an prochain, on devrait obtenir plus de financement pour ces chirurgies. Nous sommes donc très confiants de rétablir la situation financière pour l'année 2012-2013 qui vient de commencer. Nous avons fait le budget en conséquence», souligne Michel Michaud.
Activités accessoires à la rescousse
Et ce déficit aurait pu être encore plus grand, n'eût été l'apport des activités accessoires que sont le service d'aide technique (orthèses-prothèses) et le stationnement. Celles-ci ont généré un surplus budgétaire d'environ 200 000 $.
«Les activités accessoires nous aident chaque année. La chance que nous avons, aussi, c'est d'avoir constitué au fil des années un avoir propre d'environ 1,2 M $ grâce à nos surplus budgétaires. C'est dans celui-ci que nous pourrons piger pour éponger ce déficit», fait valoir Michel Michaud, qui n'avait présenté que deux ou trois exercices déficitaires en 26 ans à la direction générale.

