Infirmière depuis déjà une quinzaine d'années, elle est d'abord retournée aux études à l'UQAT pour compléter son baccalauréat à temps partiel dans les années 2000. «C'est pendant mes stages au Sénégal en Afrique en 2005 et 2007, et dans le Nord à Mistissini que j'ai goûté au rôle élargi d'infirmière. Je dirais que c'est ce qui m'a donné la piqûre», confie-t-elle.
Annie Auger a donc poursuivi ses études à la maîtrise en soins infirmiers avec une spécialisation en sciences médicales. En novembre 2011, après avoir réussi ses examens finaux, elle a été admise à la profession, devenant la 5e en Abitibi-Témiscamingue. Elle pratique toutefois au GMF Les Eskers depuis janvier 2011, d'abord comme candidate à la profession, et depuis six mois comme IPS-PL.
Pouvoirs d'action élargis
Mais ce n'est que depuis peu que le contrat officiel est signé entre le GMF et le Centre de santé et de services sociaux Les Eskers de l'Abitibi (CSSS). Elle exerce en collaboration avec trois médecins du GMF: Dre Luce Favreau, Dr Bertrand Lavoie et Dr Frédéric Turgeon. «Ils me transfèrent leur clientèle qui a besoin d'un suivi plus serré», précise Mme Auger.
«C'est pendant mes stages au Sénégal en Afrique en 2005 et 2007 que j'ai goûté au rôle élargi d'infirmière» - Annie Auger
En sa qualité d'IPS-PL, elle détient des pouvoirs d'action élargis qui lui permettent de prescrire des tests diagnostiques et certains médicaments pour des problèmes de santé courants comme des otites, des infections urinaires et des sinusites. Elle peut aussi assurer le suivi, ajuster et renouveler certains médicaments pour le traitement de maladies chroniques.
Des soins plus accessibles
«C'est un atout majeur pour les gens de notre territoire. Ça vient augmenter notre panier de services. Ça donne une plus grande accessibilité aux soins. Elle peut supporter davantage le suivi de certains clients aux prises avec des maladies chroniques, ce qui libère du même coup les médecins. Elle possède des pouvoirs d’intervention supérieurs à ceux d’une infirmière clinicienne», affirme Claire Caron, directrice des soins infirmiers au CSSS.
Cette dernière ajoute qu'en vertu du plan de déploiement de 500 nouvelles IPS-PL du ministre Yves Bolduc, il n'est pas prévu pour le moment d'en ajouter une deuxième. «Aucune infirmière d'Amos n'a manifesté l'intention de suivre la formation, mais si ça devait arriver, on effectuera des démarches auprès de l'Agence régionale et du ministère de la Santé», assure Mme Caron.

