«Nous avons fait un sérieux redressement l’an dernier de près de 2,7 M $, mais les efforts sont encore à refaire pour environ 2 M $. On propose de revoir la structure d’encadrement. On demande donc une résolution pour autoriser la direction générale à mettre en place un plan sur deux ans», a indiqué Jérôme Lamont, directeur général du CSSS, qui quittera ses fonctions le 29 juin. Les membres du conseil ont adopté la résolution en ce sens lors de la réunion régulière, le 19 juin.
Des retraites prévues
Pour M. Lamont, cette décision ne touchera pas neuf personnes. «Des gens ont des projets de retraite et d’autres occupent temporairement la fonction. Par contre, cette abolition imposera une charge de travail de plus aux autres gestionnaires. Mais cela signifie aussi qu’on ne coupera pas dans les services à la population», a-t-il souligné.
Selon Jérôme Lamont, le CSSS fera une importante économie. «On ne doit pas tout couper non plus. Il y a une limite à respecter. Mais en abolissant ces postes, on ira chercher entre 30 et 35 pour cent de la cible de redressement que l’on se donne», a-t-il estimé.
Le déficit
Ce déficit de 1 674 000 $ s’explique entre autres par l’augmentation des avantages sociaux, des salaires et du coût des médicaments, et des pertes de revenus, notamment au niveau des chirurgies bariatriques.
«Elles ont coûté 250 000 $, qui n’ont pas été remboursés. Nous étions limités à 60 par année, mais nous espérons en réaliser 120 cette année. Il s’agirait d’un bon revenu pour nous, pour ce département où l’on retrouve 300 personnes sur la liste d’attente», a expliqué M. Lamont.

