Fondée en 1930, cette paroisse ne comptait plus que 163 habitants, dont seulement une dizaine assistait aux offices religieux qui étaient célébrés jusqu’à il y a environ un an.
«Les fidèles de cette paroisse allaient déjà à la cathédrale pour les célébrations depuis un an. Ils n’étaient plus assez nombreux pour constituer une communauté chrétienne qui se tienne, capable de se doter d’une structure avec des marguillers et une équipe pastorale», explique Mgr Eugène Tremblay, évêque d’Amos.
Construite dans les années 1950, l’église de St-Maurice a été désaffectée au culte, même si des résidents du secteur veulent s’en servir comme lieu de prière. Cet édifice et le presbytère appartiennent dorénavant à la Fabrique Ste-Thérèse.
«Aucune décision n’a été prise quant à leur avenir. Pour le moment, on va conserver une petite salle pour l’animation pastorale. Les objets de culte ont été rapatriés par l’évêché», précise Micheline Carignan, présidente de la Fabrique Ste-Thérèse.
Dernière messe
L’église de St-Maurice a été le lieu d’une dernière messe, le dimanche 14 novembre, à laquelle ont assisté plus d’une centaine de personnes.
«C’est sûr que les gens de la paroisse ont le cœur gros. Ce fut l’église de leur vie, ils y ont vécu des moments importants. On les accueille dans notre famille, à Ste-Thérèse. La messe de 9h30, le 21 novembre, sera pour souhaiter la bienvenue aux gens de St-Maurice. Puis, comme dans toute bonne famille, on s’assoit tous autour de la table. Alors, nous allons faire une place pour un marguiller de St-Maurice au conseil de fabrique», a fait valoir Mme Carignan.
Troisième paroisse
Cette paroisse est la troisième à fermer dans le diocèse d’Amos depuis deux ans. Elle a été précédée par celles de Louvicourt, il y a environ deux ans, et celle de La Ferme l’an dernier.
«C’est le lot de ces petites paroisses. Il faut être en mesure d’y faire de l’animation, afin d’y vivre quelque chose d’intéressant. Et puis souvent, ce qui suit, ce sont les difficultés financières», précise Mgr Tremblay.

