Il s'agit en fait de la première phase des travaux nécessaires pour protéger l'édifice construit en 1945 et qui fait l'objet d'une citation patrimoniale. On parle d'un investissement d'environ 400 000 $, dont 280 000 $ sont défrayés par le Conseil du patrimoine religieux du Québec. Le contrat a été confié à Construction Gaston Proulx et frères d'Amos.
Le milieu assume la différence grâce à une campagne de financement qui a fracassé son objectif. Présidée par Dr Joseph-Adrien Letendre, celle-ci a en effet amassé 128 000 $ sur un objectif de 120 000 $. «Nous sommes très satisfaits et exprimons beaucoup de reconnaissance envers les gens qui ont été généreux», a indiqué en entrevue Mgr Gilles Lemay, évêque d'Amos.
Murs et rampe d'accèsAinsi, les travaux de maçonnerie sur les murs des côtés nord-ouest et est ont débuté à la mi-mai et se poursuivent en ce moment. Ces murs ont été endommagés par des infiltrations d'eau. On a aussi profité de l'occasion à l'évêché pour préparer les bases d'une rampe d'accès pour personnes à mobilité réduite.
«C'est du côté est du bâtiment. C'est nouveau, on en profite tant qu'à faire des travaux, pour se remettre aux normes. Ça ne dérange pas au niveau du patrimoine, puisque ça permet quand même de conserver l'aspect original du bâtiment. Ça reste discret», estime Mgr Lemay.
Toutes les fenêtresLa phase 1 prévoit aussi le remplacement de toutes les fenêtres en bois extérieures du palais épiscopal, lesquelles sont d'origine. On parle d'une cinquantaine de fenêtres en tout et elles sont pratiquement toutes de format différent.
«Les fenêtres sont en usine pour la fabrication. Elles devraient être prêtes tout juste avant les vacances de la construction. La pose se fera au retour des vacances et devrait être terminée pour la fête du Travail. Ils sont venus chercher plusieurs échantillons du bois pour s'assurer de respecter le modèle original», précise Mgr Gilles Lemay.
Par ailleurs, le diocèse profite aussi de l'occasion pour restaurer certains vitraux. La balustrade de la terrasse à l'arrière de l'édifice sera aussi modifiée afin de respecter les normes du bâtiment.
La toiture à venirQuant à la deuxième phase, elle consistera à la réfection complète de la toiture, dont les coûts devraient ressembler à ceux de la phase 1. Des infiltrations d'eau menacent l'intégrité de la structure de l'édifice.
«Il faut changer toutes les plaques de cuivre et des éléments de structure qui ont été endommagés par les infiltrations d'eau. On pensait être en mesure de faire ces travaux-là dans la phase 1, mais ils sont beaucoup trop importants. On a donc présenté une nouvelle demande auprès du Conseil du patrimoine religieux, qui subventionne 70 pour cent des coûts reliés à de tels travaux», a précisé Mgr Lemay.
L'évêché est la résidence de deux personnes, dont l'évêque, et une dizaine de personnes y travaillent.

