«Nous avons cinq joueurs du juvénile qui ont quitté pour le cégep, mais la formule mise de l'avant par Caroline Roy (coordonnatrice du Mouvement Kodiak) l'an dernier, de commencer avec des élèves de 6e année, nous permet de rebâtir tout de suite en secondaire I», exprime Simon Carrier, qui dirige l'équipe depuis maintenant quatre ans.
L'an dernier, ce sont 12 élèves du primaire qui ont ainsi pu s'initier aux rudiments du badminton. Cette année, ils sont 6. «En débutant plus tôt avec eux, ils ont la chance de se développer et de pouvoir être plus compétitifs dans la région. Le badminton est un sport qui demande une motricité plus fine, donc plus on développeraces athlètes à un jeune âge, meilleurs ils seront», estime l'entraîneur-chef.
Trois fois plus de raquettesCette ouverture à la relève fait aussi en sorte que l'équipe compte 22 raquettes cette année. Elle n'en dénombrait que sept il y a trois ans. «J'ai l'impression qu'on est en voie de développer un bon club de badminton. J'entrevois un bel avenir pour notre équipe. Nous avons seulement une joueuse d'âge juvénile, mais nous avons un bon noyau de benjamins et de cadets», souligne Simon Carrier.
Ce dernier peut compter sur le support d'un autre entraîneur, Mathieu Racette, qui jouit d'une belle expérience en badminton, lui qui a joué au niveau collégial avec les Gaillards du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue. Mathias Baribeau, qui s'alignait avec le Kodiak l'an dernier, partage aussi son expérience avec les jeunes talents.
Deux médailles d'orPar ailleurs, Simon Carrier est particulièrement fier des réalisations de deux de ses protégés de niveau benjamin, Raphaël Bolduc et Nicolas Laprise, 13 ans, qui ont raflé l'or aux récentes finales régionales des Jeux du Québec, à La Sarre.
«C'est vraiment un gros accomplissement pour ces deux joueurs. Ils ont joué du solide badminton et ça mérite d'être souligné. Nicholas est le frère de Jean-François, qui a connu une belle carrière au niveau scolaire et collégial. Ils ont ça dans le sang», estime l'entraîneur du Kodiak.

