M. Talbot (59 ans), qui court des marathons depuis 1994, a donc participé au demi-marathon (21 km) avec sa fille Sophie (29 ans), son fils Philippe (25 ans) et son gendre François Legros, qui en plus poussait son petit-fils Thomas (2 ans). Pour leur part, son épouse Carole Rioux (57 ans) et sa bru Maryse Campeau ont couru le 10 km. Tous les sept ont parcouru cumulativement 125 km en environ 10 heures.
«C'est un projet qu'on avait depuis quelques années. Les enfants sont venus me voir plusieurs fois au Marathon d'Ottawa. L'idée a germé lors du Marathon de Boston, auquel j'ai participé en 2006. Nous étions Carole et nos deux enfants là-bas. Ils ont toujours été des jeunes assez actifs. Ils avaient vu l'ampleur du marathon. Et on s'est dit que ce serait un événement spécial si l'on faisait la course ensemble, un jour», raconte André Talbot.
Aligner les astres
Restait maintenant à aligner les astres, pour permettre à tous de se libérer en même temps, pour une telle occasion. C'est cette année que les pièces du puzzle sont toutes tombées au bon endroit.
«Cette année, Philippe allait participer avec une équipe de son bureau d'ingénieurs. Il a lancé l'idée d'en profiter pour réaliser notre projet. Évidemment, il y avait énormément de monde et on n'a pas pu courir tous ensemble en même temps, mais on a couru plusieurs parties du trajet ensemble. Mon gendre a fait la course avec notre petit-fils, Thomas, qu'il poussait dans une sorte de charriot sportif», relate M. Talbot.
«Je crois que j'ai transmis un peu de ma passion à mes enfants» - André Talbot
Communiquer sa passion
Les participants au demi-marathon ont franchi la ligne d'arrivée dans un temps situé entre 1 heure 39 minutes et 1 heure 47 minutes. «On est des gens qui s'entraînent pour rester en forme. Je crois que j'ai transmis un peu de ma passion à mes enfants. Et ce fut vraiment une belle expérience de vivre ça ensemble», souligne André Talbot.
Ce dernier se souvient d'une époque pas si lointaine où les coureurs étaient rares à Amos. «Je pense qu'il n'y avait que Clément Bérubé et moi qui courrions à un moment. Mais c'est vraiment revenu en force. Nous étions plusieurs à participer au Marchons Courons à Trécesson. On voit maintenant plusieurs personnes courir à Amos. C'est une belle discipline dans laquelle c'est parfois plus la tête qui te fait avancer que les jambes», image celui qui a participé à son premier marathon en 1995, à Montréal, et qui court encore une cinquantaine de kilomètres par semaine.

