«Les gars ont beaucoup de misère à partir les matchs, a mentionné leur entraîneure, Jessy Roy, en se basant sur les parties hors-concours. Mais ils étaient plus à l'aise vers la fin.» Ce premier affrontement contre le Collège des Compagnons de Québec s'est conclu par la marque de 82-75 pour les visiteurs.
Plusieurs lancers manqués et une trop grande liberté accordée au Mousquetaire Tommy Dumont, qui a terminé la rencontre avec la moitié des points de son équipe, ont fait que les Intrépides tiraient de l'arrière par huit points après un quart et par dix à la mi-temps.
Rester dans le coup«C'était peut-être dû au stress, mais ce n'est pas supposé arriver. À ce niveau-là, il y a des détails qu'on a manqués, qu'on ne doit pas rater», a ajouté Mme Roy.
Pour Charles Pronovost, joueur du match pour l'équipe locale, la défensive, mais aussi l'intensité ont fait défaut en début de rencontre, «mais on s'est rattrapés vers la fin et ensuite ça bien été, a souligné le numéro 21, auteur de 24 points et 24 rebonds. On a fait des choses positives et on va revenir plus forts dans les prochains matchs.»
Douze points séparaient les deux équipes après trois quarts, mais les Intrépides sont revenus de l'arrière pour réduire cet écart à cinq points avec 1 minute et 30 secondes à faire au match. «On a surtout joué en équipe, on s'est parlé et on n'a pas baissé la tête. Même si on a perdu, on s'est dit qu'on était capable de les battre et on va revenir prochainement pour le faire», a dit le joueur étoile de 16 ans.
Les filles restent invaincuesMême si elles ont fait face à une équipe qui jouait son quatrième match en trois jours, la formation féminine des Intrépides a dû se relever les manches pour remporter ce deuxième affrontement par le pointage de 66-33.
L'équipe locale a terminé la première demie avec une dizaine de points d'avance sur les Mousquetaires du Collège des Compagnons. «Je pense qu'inconsciemment les filles se sont assises sur le fait que leurs adversaires avaient joué trois matchs avant, qu'elles n'étaient pas chez elles et qu'elles étaient fatiguées parce qu'elles étaient juste huit, a affirmé Lindsay Tremblay, entraîneure. Même si ce n'était pas par mauvaise volonté, elles l'ont eu dans les dents parce qu'elles ont vu qu'elles étaient bonne et qu'il fallait qu'elles travaillent encore plus fort.»
Travailler en équipeQuelques ajustements défensifs et une bonne discussion pour reprendre confiance, voilà tout ce dont les filles ont eu besoin pour sortir de façon plus convaincante en deuxième demie.
«Au début ç'a un peu mal été dans notre déroulement, mais on s'est parlé et on a eu confiance, alors on s'est reprises et c'est comme ça qu'on a pu augmenter l'écart», a expliqué Marika Couturier, auteure de 16 points et 22 rebonds.
Plusieurs joueuses ont pu mettre la main à la pâte afin de reprendre totalement le contrôle du match et de leur terrain. Justine Labranche a reçu pour la deuxième fois l'étoile de la rencontre avec 28 points, alors que Stéphanie Kirkham s'est illustrée avec 23 rebonds.
«Tout le monde a touché au ballon, a affirmé l'entraîneure Tremblay. C'était le but à l'attaque de faire rouler la balle pour créer de belles opportunités sans rien forcer. La chimie commence à se développer. On est seulement en début de saison et c'est déjà rendu-là, alors je trouve ça motivant pour les matchs futurs.»
Le prochain défi des filles sera contre le Kodiak à la polyvalente de la Forêt d'Amos le 15 novembre. De son côté, la formation masculine prendra la direction du Saguenay pour un match à l'École secondaire de l'Odyssée/Dominique-Racine de Chicoutimi le 16 et un autre à la polyvalente Arvida de Jonquière le lendemain.

