L’équipe de 22 pagayeurs était composée des six conseillers municipaux, d’employés de la Ville et de certains membres de leurs familles. Il faut au moins huit femmes et deux adolescents à bord. Les participants font trois courses de 200 mètres.
«Dimanche dernier, on a pu pratiquer pendant une heure avec un bateau-dragon. C’était très exténuant. C’est un effort intense. C’est du sprint», relate la conseillère Amélie Mercier.
«Disons qu’après quatre ans, il était de mise que la Ville ait son équipe cette année. Et on veut créer une tradition et mettre les autres villes de la MRC et de la région au défi», indique le conseiller Éric Mathieu, capitaine de l’équipe.
Le synchronisme
Environ une heure avant le premier départ, l’équipe simule ses positions dans le bateau. «L’idée, c’est d’équilibrer le bateau. Il faut mettre le poids au centre et être plus léger aux extrémités. Et s’il y a chavirement, on est responsable de son vis-à-vis», précise Éric Mathieu.
Nathalie Larouche, directrice de Tourisme Harricana, battra la cadence. «On se rend compte que le plus important pour aller vite, ce n’est pas la force, mais le synchronisme entre les pagayeurs», souligne la conseillère Amélie Mercier. À sa première course, la Ville d’Amos a terminé au 3e rang sur trois, avec un temps de 58,72 secondes. «On va faire 52 secondes à la 2e course. Mon rythme était trop rapide, il faut faire des longs coups de pagaie», analyse Nathalie Larouche.
Pour sa part, le capitaine se réjouit : «On a fait moins d’une minute à notre première course, je trouve ça excellent. On connaît maintenant nos défauts, on sera meilleurs à la deuxième course».
Des retombées
À la 2e course, ils ont amélioré leur temps (58,32 secondes), mais ont terminé deuxièmes, à un maigre dixième de seconde des gagnants de leur vague. «Notre synchronisme était meilleur. On a échappé notre rythme à la toute fin», explique Éric Mathieu.
«Une activité comme celle-ci resserre les rangs. On cherche à développer un certain esprit d’équipe entre les élus et les fonctionnaires.» - Éric Mathieu
À la 3e course, qui se veut la finale K, la fatigue a eu raison de la Ville d’Amos, qui a terminé dernière de sa vague, avec son pire temps de la journée (une minute et des poussières).
«Mais je suis content. Une activité comme celle-ci resserre les rangs. On cherche à développer un certain esprit d’équipe entre les élus et les fonctionnaires. Ça va avoir des retombées dans le futur», a conclu le capitaine Éric Mathieu.
Pour la petite histoire, c’est Technicom Nord-Ouest qui a remporté cette année la course des bateaux-dragons, devant Scierie Landrienne et Stavibel.

