Le Marathon SNO propose un défi participatif de ski de fond au cours duquel les participants, seuls ou en équipe maximum de trois (exception faite pour les familles) doivent parcourir 100 km en 10 heures (midi à 22h), soit 11 fois une boucle de 9,1 km.
Mission impossible? Pas selon les organisateurs et la présidente d'honneur, Annie Desrochers, professeure-chercheure à l'UQAT. «Tout le monde peut le faire… avec de l'entraînement, précise-t-elle. Il est possible de skier une heure par jour. Ce n'est pas si dur que ça à squeezer dans une journée. On a un petit noyau ici à l'université et on y va soit sur l'heure du dîner ou entre l'ouvrage et la garderie», a-t-elle confié.
Ça prend un déclicEn fait, le plus difficile, selon elle, c'est de se mettre en mouvement la première fois. «J'ai fait le Marathon SNO en 2010. Quand on est obèse et qu'on ne fait pas de sport, on pense que c'est impossible de participer à un événement comme celui-là. Qu'on ne sera pas capable. C'est un changement qui donc s'opérer d'abord dans notre tête. Il y a comme un déclic qui se passe», affirme celle qui affirme avoir changé sa façon de vivre depuis.
«Ça aide parce qu'il faut s'entraîner régulièrement pour y participer. Je suis orgueilleuse et j'avais de la misère à faire 3 km de ski la première année. Je savais que si je ne m'entraînais pas, je ne serais pas capable de relever le défi. C'est donc une cause qui me tient à cœur et c'est pour ça que j'ai accepté la présidence d'honneur. Surtout que le Marathon SNO amasse de l'argent qui permet aux enfants de skier pour vraiment pas cher au Camp Dudemaine», précise Annie Desrochers.
Une activité de financementLe Marathon SNO est aussi une activité de financement pour CASH. Les participants sont invités à effectuer un don. Depuis 2005, l'événement a permis de financer différentes actions de CASH dans la communauté. En plus de subventionner le prix des billets de ski pour les enfants, il a aussi permis l'achat de skis pour les étudiants avec la Commission scolaire Harricana et le club de ski de fond Les pieds fartés.
Rejoindre le plus de gensIl n'y a pas que les gens qui se mettent en mouvement avec le Marathon SNO, c'est aussi le cas de l'organisation, qui a mis les bouchées doubles cette année pour rejoindre le plus de gens possible. Des envois sont faits par courriel, le site internet a été optimisé pour inclure des données à jour sur l'obésité infantile, des témoignages et on peut même s'inscrire directement en ligne.
«On veut aller chercher le plus de participation possible au cours des prochaines années. On veut donc promouvoir davantage l'événement ici, mais aussi à l'extérieur. On persiste à croire que le Marathon SNO est pour tout le monde. Il faut briser cet état d'esprit sédentaire, sinon on va condamner une autre génération à l'obésité», affirme Dr Bert Govig, l'un des organisateurs.

