«C’est une grande déception pour moi. J’ai fait de mon mieux, mais ce n’est pas encore assez. J’ai réussi 360 km de trails extrêmes, j’ai appris beaucoup de choses et j’ai gagné de l’expérience. Je serai beaucoup mieux préparée pour la prochaine fois, car oui, je veux finir cette course, qui est la plus difficile au monde et là, je sais pourquoi je l’ai vécue», a notamment indiqué la jeune femme de 32 ans, originaire de Landrienne, près d’Amos.
Première Québécoise à participer à ces «Olympiques de la moto hors-route», Mme Gendron avait pris 56 minutes de retard dès la première journée de cette épreuve d’endurance. Selon un blogueur qui suivait l’équipe du Canada au Mexique, elle a fait quelques chutes qui lui ont fait faire de la mécanique et cela l’aurait beaucoup retardé.
Puis, le lendemain, elle sauté un spécial test, ce qui lui enlevait toute chance de médaille. Elle a alors décidé de rouler en fantôme. Elle a masqué son numéro, a circulé dans la piste pour trouver les montées plus difficiles et aider ses coéquipiers en leur indiquant le meilleur endroit par où passer. «Je continue pour la pratique. Si vous saviez tout ce que j’ai pu voir durant cette course… c’est incroyable!», a affirmé sur sa page Facebook l’inhalothérapeute de profession, qui habite Mont-Laurier depuis de nombreuses années.
Conditions extrêmes
Toujours selon le blogue, les Six jours d’endurance international au Mexique présenteraient le parcours le plus difficile de son histoire cette année. Les participants doivent franchir 300 km par jour pendant six jours, dans un parcours accidenté avec des points de vérification, comme on le fait pour les rallyes.
On parle donc de six à sept heures de moto par jour, dans les conditions extrêmes du Mexique avec sa chaleur accablante. En plus, les participants doivent être autonomes et assumer leur entretien et leurs réparations mécaniques. Le simple fait de compléter les six jours donne automatiquement la médaille de bronze. Karine Gendron se passionne pour la moto hors-route depuis 2004.

