«On ne peut pas garantir l’autofinancement, mais il y a une nette amélioration au niveau de la structure financière comparativement à quand nous avons tenu le Tour pour la dernière fois, en 1998. Il y a maintenant un budget unique et non deux budgets séparés entre le Tour et la ville hôtesse», a indiqué le directeur général de la Ville, Guy Nolet, lors de la séance du conseil municipal du 17 janvier.
Quant aux coûts qui seront assumés par la Ville, on sait déjà que la somme de 50 000 $ a été réservée au budget pour cette année. «Les négociations ne sont pas encore terminées avec le Tour, mais on sait qu’on a besoin de 65 000 $. Le plan original, c’était que trois villes embarquent dans un fonds à 25 000 $ chacune par année pour répartir cette dépense sur trois ans au lieu de débourser 75 000 $ l’année du Tour. On aura sûrement besoin de nos 50 000 $ et des 25 000 $ de la Ville de Rouyn-Noranda cette année. Quant aux dépenses pour l’entretien de certaines rues, elles seront faites cette année, mais elles seront amorties puisqu’elles ne seront pas à refaire dans trois ans quand le Tour reviendra à Amos», a précisé M. Nolet en entrevue.
Événement festif
Le maire Ulrick Chérubin a rappelé en entrevue qu’il souhaite faire du Tour de l’Abitibi un événement festif, qui pourra à des activités comme l’Événement Rotary et H2O Le Festival.
«Je souhaite que les gens d’Amos participent et soient partie prenante cet été. On a accepté de participer à assurer la pérennité du Tour parce que l’événement est né chez nous, on a des cyclistes d’ici qui performent très bien, on a un club cycliste actif et on veut encourager l’activité physique. Nous allons aussi essayer de tirer le maximum de retombées économiques et médiatiques», assure le maire d’Amos.
Bien accueilli
La nouvelle est par ailleurs bien accueillie dans le milieu amossois. «C’est un événement qui va nous donner une belle visibilité au Québec et au Canada. C’est une bonne affaire pour nos commerçants qui vont bénéficier de retombées pendant et après l’événement», estime Donald Blanchet, président de la Chambre de Commerce d’Amos-région.
«On appuie la candidature d’Amos depuis le début. Nous avons aussi offert notre assistance, que ce soit pour des conseils plus techniques ou encore pour trouver des bénévoles. Le Tour, c’est bon pour nous, ça contribue à créer un engouement pour notre sport dans la région», affirme Réjean Carignan, vice-président du Club cycliste d’Amos.
Le cycliste Charles Matte, de Val-d’Or, s’est aussi réjoui de la nouvelle, lui qui avait écrit une lettre ouverte pour plaider en faveur de la survie du Tour. «C’est une excellente chose pour la région et pour tous les jeunes cyclistes, autant de la région que de l’Amérique du Nord. Le Tour présentera aussi de nouvelles étapes et de nouveaux tracés en changeant de ville, ce qui sera très intéressant pour les coureurs», a-t-il confié.

